mardi 23 juin 2009

La sainte fête nationale

Bon, pas que je sois nationaliste, loin de là. Je passe la grande majorité de mes journées à parler anglais, et la plupart des gens que je qualifie d'amis sont des anglophones ou allophones. Là n'est pas le problème. Mais en écoutant les nouvelles ces derniers jours, je me suis vraiment demandé où est-ce qui faut tracer la ligne. Il n'est désormais plus indiquer de nommer la fête du 24 juin la St-Jean Baptiste car c'est le saint des francophones et nous sommes un peuple inclusif. Non, non, non, il est maintenant politically correct de dire la fête nationale de tous les québécois. Mon problème, c'est pas que je veux pas que des groupes anglophones chantent à la St-Jean ou que les anglos ne soient pas présents, à dire vrai, tant qu'à moi, ils sont les bienvenus et plus on est de fou et plus on rit, mais de là à changer le caractère historique de la fête, jusqu'à lui donner un autre nom afin que ce soit plus socialement acceptable? ça me dépasse. Est-ce qu'il va aussi falloir rebaptiser le festival acadien de Caraquet pour en faire le festival de tous les gens qui vivent au Nouveau Brunswick? Ou encore changer le nom de tous les villages du Québec qui ont un nom de saint? Le 24 juin, c'est une célébration de l'héritage et la vitalité de la culture québécoise, de son histoire et de son présent francophone et catholique. Bonne St-Jean!!

lundi 11 mai 2009

L'espion

Entre le boulot, la garderie et mon travail à temps plein de maman, il ne me reste pas beaucoup de temps pour sortir et rencontrer des gens. Je ne vous dis pas ce que ça peut être difficile passé 30 ans, avec un kid en dessous du bras, de rencontrer ne serait-ce que l’ombre d’un prospect potentiel.

Donc, en toute bonne mère que je suis, je me dis que l’école de mon fils est un endroit comme un autre pour faire bonne figure. Au surplus, il y a un papa assez mignon que je croise fréquemment. Son fils à l’air propre et bien articulé (autant que peut l’être un enfant de 5 ans) et je ne l’ai jamais vu accompagné d’une « charmante épouse ». Je me dis donc qu’il y a une chance, une toute petite, pour qu’il soit célibataire. Mais comment faire pour obtenir la confirmation de mon hypothèse?

Comment il s’appelle le petit ami avec qui tu parlais là? Martin, c’est ça? Dis-moi, est-ce que les parents de Martin sont divorcés?

Maman, divorcé ça veut dire quoi?

Euh, est-ce que son papa et sa maman habitent dans la même maison?

Mon fils me regarde comme si je débarquais de la planète mars, et avec toute la candeur de ses 4 ans, me répond : Je le sais pas, moi, maman.

Le lendemain soir, mon fils m’annonce que les parents de Martin vivent dans la même maison. Un peu ébranlée par cette nouvelle à laquelle je ne m’attendais plus de réponse, je lui demande comment il sait ça.
-Bien, je l’ai demandé au père de Martin.
-Tu as fais quoi?!? Et, le père de Martin, il t’a demandé pourquoi tu voulais savoir ça?
-oui
-et tu lui as répondu quoi?
-Ben juste que tu voulais le savoir.

Je me suis bien jurée de ne plus jamais, au grand JAMAIS! tenter à nouveau d’utiliser mon fils à titre d’espion pour mes fins personnelles…


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Le bourdon dans mon pare-brise

Bon, je sais très bien que ce n'est pas gentil de souhaiter les malheurs des autres, mais il y a quand même des fois où ça me fait tout de même un peu sourire de savoir qu’il y a une justice, et que dans certains cas, elle est même expéditive.

Alors ce matin, pressée comme toujours (en retard, en retard je suis TOUJOURS en retard!! Je me sens même à l'occasion comme le grand lapin blanc dans Alice au pays des merveilles), je saute dans la voiture, (oh merde! ça sent encore l'urine (voir article précédent)!!! Note to self: Prendre rendez-vous au garage pour la faire nettoyer) et je vais porter mon fils à l’école, le tout sans anicroche. Ensuite arrêt café obligatoire et me voilà partie sur l’autoroute, pour mon trajet matinal d’environ 30 minutes. Je suis paisiblement en train d’écouter René Homier-Roy à la radio raconter je ne sais trop quoi (je suis quand même encore en train de me réveiller, il faut pas trop m’en demandé) qu’un grondement à faire revenir les morts se fait entendre littéralement à quelques centimètres de mes oreilles. Et je vois passer devant moi, en zigzaguant entre les voitures, une espèce de gros bourdon jaune qui roule à une vitesse vertigineuse (et ce n’est pas peu dire, je roule quand même à 110..). Ce connard en moto jaune serin m’a fait renverser ma gorgée de café sur ma chemise blanche, fraîchement sortie de chez le nettoyeur. Des mots pas tout à fait « lady-like » se font bien malgré moi entendre dans l’habitacle de ma voiture. Je vous en épargne ici le contenu.

Quelques secondes plus tard, je vois apparaître dans mon rétroviseur deux voitures de police qui semblent avoir pris cet oiseau de malheur en chasse. Toutefois, il me semble que la vitesse à laquelle vont les voitures de police n’a absolument rien à voir avec celle du Bourdon. Je fais une petite gageure interne en me disant que le Bourdon va probablement les semer (il est probablement déjà rendu à la frontière à l’heure qu’il est).

Une vingtaine de minutes plus tard, juste avant de prendre ma sortie, je vois la moto entre deux voitures de police et le conducteur (un gars qui a l’air d’être dans la jeune trentaine, je suis quand même surprise) avec une mine qui en dit long sur le montant de l’addition. Et moi, œil pour œil, je me suis dit qu’il avait payé pour mon nettoyage à sec.


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Le gazon est toujours plus vert

Comment faire une entrée en la matière digne de ce qui deviendra pour sûr le blog le plus lu de la blogosphère? non pas que je crois avoir quelque chose de plus à dire que quiconque s'affiche ici mais je dirais quand même que l'inédit à le chic pour trouver mon adresse.

Par exemple, aujourd'hui, en cette journée plutôt pluvieuse de la fête des mères, je me dis que je n'ai tout simplement pas la patience pour rester entre les 4 murs de la maison avec mon adorable fils de quatre ans, qui pour l'heure a décidé de repeindre le salon au crayon à mine. Donc je saute dans la voiture, attache trésor dans son banc d'auto, fais démarrer le moteur, sort de l'entrée de garage et puis... et puis rien. Je n'ai aucune idée de l'endroit où je pourrais bien aller, alors je me stationne devant chez moi en attendant qu'une idée de génie me passe par la tête.

Les voisins, petite famille idyllique de banlieue du type clôture blanche (qu'ils viennent d'ailleurs de se faire installer) et leur 2 enfants parfaits, un garçon et une fille, évidemment, choisissent ce moment béni pour sortir de chez eux. Sourires polis et petits signes de la main. Est-ce que ça va? Oui, oui, ne vous en faite pas, euh, je n'ai que perdu mes clés! (mais qu'est-ce que je raconte-là?) Regards suspicieux. Je les suspecte de m'avoir vu barrer la porte de la maison, partir la voiture pour venir me stationner devant chez moi. Rien pour aider l'opinion déjà répandue que je suis un peu bizarre, (bien oui, quoi, je suis mère monoparentale dans ce petit quartier familiale et il m'arrive, non pas très couramment, d'arracher les mauvaises herbes en jupe et en talons hauts afin de gagner quelques secondes de temps lorsque je revient de travailler).

Je décide donc de couper court à ces regards, je feins de trouver mes clés, remets le moteur en route et je m'éloigne tranquillement, en me demandant quand même où on pourrait bien aller. Mon fils choisit évidemment ce moment pour se rappeler à moi, et surtout au fait que nous sommes parti un peu vite et qu'il n'a pas eu le temps de vider sa vessie avant de partir. Est-ce que tu peux attendre 2 minutes? nooonnn, maman, ça presse!!!! Sans trop porter attention, je me tape donc un U-turn, au stop qui est juste au coin de ma rue et je reviens me garer dans l'entrée. En sortant de ma voiture, je remarque les voisins qui sont encore là, et une voiture de police juste devant chez moi. Bonjour Monsieur l'agent, qu'est-ce qui se passe, mon système d'alarme s'est déclanché tout seul? (ce ne serait pas la première fois). Vous avez effectué un virage en U non autorisé. J'ai quoi? non, non, non, vous ne comprenez pas! mon fils... Rien à faire... La contravention à la main, j'ouvre finalement la porte de la voiture. Mon fils est en pleurs et à grands sanglots il m'explique que "mais qu'est-ce que je faisais que je savais qu'il avait envi et qu'il a pas été capable de se retenir et que c'est de ma fauteeeee".

J'ai pris mon fils dans mes bras et je l'ai serré très fort. Et puis je suis rentrée chez moi, sous les yeux ahuris des voisins.